I·N·T·E·R·S·T·I·C·E·S

I·N·T·E·R·S·T·I·C·E·S est une quête de passages entre les mondes.
Dans ces interstices se dévoile un réseau de liens secrets ou lumineux, de l’art tribal à l’art contemporain, entre des pratiques chamaniques ancestrales et méditations conscientes. De ses voyages oniriques, de ses rêveries et de ses danses, il ramène des créatures végétales et minérales, qui volent dans les abysses, nagent dans le ciel et regardent de leur oeil de verre le spectateur dans une question muette sur nos liens intérieurs.

“C'est une évidence, une évidence et une recherche, une quête.
Je pressens qu'il existe des liens secrets, oubliés, sacrés ...
Entre notre conscient et notre inconscient, entre la lumière d'un vitrail de cathédrale et les visions lumineuses d'Hildegarde. Un lien entre le livre d’enluminures de Kells et le livre rouge de Gustave Jung. Entre les peintures de la Grotte des Trois frères et les rêves en pointillé des aborigènes d'Australie.

Aucune certitude, juste des intuitions. Ces liens paraissent au premier abord improbables, voir impossibles.
Interstices, c'est la recherche de ces liens mystérieux, presque invisibles.

A chaque instant je re questionne, je remets en mouvement, j'essaie, quand le corps est absorbé, de laisser voyager l'esprit dans ces espaces entre les matières, entre mes doigts et l'outil, entre un monde visible et un monde invisible.
Pour qu'il y ait création j'ai besoin d'espace, l'espace qu'il y a toujours entre les choses.

Si je tente de saisir les visions, les intuitions qui me poussent à créer, elles m'échappent, en souriant. Si je relâche la clarté de mon intention, mon ancrage de l'instant, elles disparaissent tout autant.

Interstices, c'est la recherche de cet échange privilégié.”